Dans les affaires criminelles, lorsqu'il y a des aveux, c'est un peu la consécration pour les enquêteurs. Depuis l'apparition des analyses ADN (années 2000) on pourrait se passer des aveux. Mais ils apportent quand même une grande satisfaction et entérinent l'enquête Police / Gendarmerie et l'instruction par le juge.

J'ai ma propre théorie concernant les aveux dans les affaires de meurtre et c'est même plus que cela : une véritable conviction. J'ai pu le vérifier en me documentant sur des centaines d'affaires françaises et étrangères.   Je précise bien que ma théorie concerne les aveux liés à des crimes (viols, meurtres) Je suis beaucoup moins catégorique pour les actes délictueux moins graves.

Le processus est donc selon moi toujours le même : Tant que le criminel n'est pas identifié, la lâcheté humaine fait qu'il ne se dénoncera quasiment jamais lui-même... Lorsque l'on arrive malgré tout à l'identifier, on lui présente des preuves irréfutables, on le met devant ses propres contradictions. C'est seulement à ce moment là que les aveux tombent la plupart du temps. Ils sont comme un cri de l'âme, un véritable soulagement de la conscience pour le meurtrier. Les détails fournis sont souvent nombreux et très précis, réitérés (Marletta, J.Daval...)

 

 

Cependant, une fois ce cap psychologique passé, il est trés classique que les criminels se rétractent. Ils reviennent alors sur leurs déclarations et ce, avec véhémence : "Je suis innocent ! On m'a extorqué ces aveux. Les gendarmes m'ont fais pression !" Disent-ils trés souvent. Je pense que cela n'est pas à considérer : Il s'agit simplement d'une sorte de réflexe psychologique, une réaction de l’instance morale qu'est le "sur-moi" : Le meurtrier, une fois la conscience soulagée, se rend compte qu'il ne peut pas vivre en sachant qu'il a commis un acte totalement immoral. Son cerveau refuse l'idée, fait obstruction, dissimule quelque part dans le subconscient, rejette en bloc la réalité des faits.

A ce moment là, le criminel est sans doute lui-même désormais persuadé de son innocence.

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