Coup 2 Gueule !

 

 

En temps de crise, le monde du travail a toujours été tendu pour les salariés et demandeurs d'emploi. Après une bonne baisse du chômage pendant le 1er quinquennat d'Emmanuel Macron, celui-ci est reparti à la hausse depuis fin 2025. 

Aussi, on retourne pour les travailleurs, dans un système où l'on ne sent plus considéré.e, respecté.e et dans le pire des cas, humilié.e, exploité.e. Les actifs ont l'impression de n'être plus qu'une marchandise, soumise à l'offre et à la demande d'un marché de l'emploi cruel, du à une économie moribonde.

 

 

 

Un marché du travail trés tendu

 

Dans une situation de crise économique comme celle que nous traversons, les actifs sont mis sous pression. Non seulement, les jobs sont de mauvaise qualité, mais ils sont mal payés. Ne parlons même pas des jeunes, qui ont encore plus de mal à trouver leur 1er emploi stable. Lors du 1er quinquennat d'Emmanuel Macron, le taux de chômage avait bien baissé, tombant à 7%. Mais ce chiffre était en trompe-l’œil, car il n'y a pas de miracle : Lorsque l'on voit l'état du secteur secondaire , l'industrie, totalement démembrée depuis les années 80, il ne reste plus que des emplois de Service : Aide à la personne, restauration, tourisme.. Il en faut, bien sûr, mais où sont les jobs de qualité, comme banquier, journalistes , d'ingénierie.. que sont en droit d'attendre nos jeunes diplômés ? 

C'est horrible de se dire que de nombreuses jeunes filles diplômées de filière sans débouchés soient tentées de se lancer sur la diffusion de contenu pour adultes (chaine Only Fan..) ou pire, vers la prostitution, ne voyant pas d'autre avenir à court ou moyen terme.. 

Le coût social sur plusieurs décennies, en terme d'aides, d'assistanat, de soins de santé (alcoolisme, tabagisme, violences intra-familiales...) directement liés à aux fermetures d'usines délocalisées est aujourd'hui BEAUCOUP plus élevé que le coût économique de mesures protectionnistes qu'on aurait pu mettre en place afin de maintenir ces usines en France.

Quel échec cuisant de nos politiques ! Aucune vision. Misérable lâcheté politique. Soit disant avions nous à faire à des esprits brillants !! Je me marre !

Un marché du travail qui broie physiquement et psychologiquement

Les médias parlent beaucoup du problème de l'explosion des arrêts maladie. Les libéraux affirment que ce sont des arrêts de complaisance, qui coutent trés chers à la Sécurité Sociale. Certes, il y a forcément des abus et les arrêts ne peuvent pas être un palliatif au mal être au travail. Cependant, il y a une vraie souffrance pour beaucoup de salarié. Dans le secteur privé en tout cas, car la fonction publique est un autre monde.. Horaires en décalés, tâches pénibles physiquement, répétitives (qualité des jobs en baisse)  : Le corps trinque ! Et l'esprit aussi. Car combien de petites humiliations un salarié reçoit de la part de son "N+1" ?

Même quand ça se passe bien, il n'y a plus cette possibilité d'une amélioration de son salaire ou de promotion. Quel intérêt à se démener, à prolonger sa journée par un "afterwork" avec ses collègues, s'il n'y a pas de "carotte" au bout ? Les entreprises font tout pour ne plus payer d'heures supplémentaires. Le service pour les clients devient aussi moins bons, le climat entre salarié se détériore...

 

 

Il ne faut pas non plus s'étonner que le trafic de drogue explose sur le territoire. De même que toutes les formes d’addictions. Les gens sont en souffrance.

L'hypocrisie des "métiers en tension"

 

Dans débat politique, on parle souvent des métiers en tension qui ont du mal à recruter : Restauration, tourisme, aide à la personne. Métiers pénibles (physiques, horaires de nuits ou décalés...)  Sur ce thème, vient s’immiscer le débat sur l'immigration : La gauche explique que les français refusent ces métiers. Que sans les immigrés, ces métiers ne seraient pas pourvus. En réalité, c'est d'une hypocrisie totale : Il suffirait de mieux rémunérer ces jobs, leur donner + de confort pratique (transport, logement..) et les français y viendraient ! Ce qu'il se passe est un nivellement par le bas. Le patronat défend cette proposition de loi de 2025 de régulariser les sans-papiers travailleurs au noir dans les cuisines surchauffées. En effet, ils ont tout intérêt à conserver cette main d’œuvre exploitable à merci...

J'ai encore vu passer la semaine dernière, une offre d'emploi honteuse :  CDD de 3 mois d'été à Annecy, comme plongeur dans un restaurant. En "coupure", c'est à dire sur le service du midi , puis du soir. En théorie, vous pouvez vous reposer pendant cette coupure, mais en réalité, impossible de trouver un logement abordable sur Annecy, d'autant plus pour un bourse modeste. Donc le pauvre "plongeur" devra errer dans la ville entre 2 services, pour 1400€ bruts par mois.... 2 ans d’expérience demandée (pour laver des assiettes !!)

Mais ce qui est terrible est que ce genre d'offre trouvera sans doute preneur auprès d'un pauvre type sans papier, qui n'a pas d'autre choix. Cela est la même chose chaque saison dans les vignes ou les vergers.. En effet, les viticulteurs et agriculteurs sont bien contents de trouver des travailleurs sans papiers à moindre coûts..

La menace de l'intelligence artificielle 

 

L'irruption progressive de l'IA à débuté depuis quelques années, mais l'on sent désormais dans notre quotidien son impact énorme. On a du mal à imaginer jusqu'où va t-elle aller. Dans quels nouveaux domaines va t-elle s’immiscer.

 

Dans mon article critique du article critique du progrès technique, je me pose la question de l’intérêt de celui-ci, lorsqu'il conduit à la destruction de l'humanité. 

L'IA menace déjà les profils de cadres consultants de haut niveau, dans tous les domaines.. Elle est en effet capable de résoudre des problèmes complexes et proposer des solutions à partir d'une base de données immense..

Vers un monde sans travail avec revenu universel ?

 

Quel est l’avenir du travail au XXIᵉ siècle ? Cette question se heurte à un paradoxe fondamental : les avancées technologiques vont nous rendre plus riches que jamais, mais elles empiètent toujours plus sur le travail tel que nous le connaissons. Grâce aux progrès de l’intelligence artificielle, des secteurs entiers se transforment : des diagnostics médicaux à la résolution de conflits juridiques en passant par la rédaction d’articles, les technologies sont capables de se substituer aux humains.


Il faut se rendre à l’évidence : Sans totalement disparaître, le Travail risque de se raréfier. Face à la menace du chômage technologique et des inégalités qu’il risque d’engendrer, Daniel Susskind dans son essai "La fin du Travail ?" , encourage les États à prendre des mesures politiques fortes : redistribution des richesses et limitation du pouvoir des GAFAM. Bref, dans une certaine mesure, l’avenir se jouera entre Big States et Big Tech.
Tout en retraçant l’histoire des mutations majeures de notre temps, Daniel Susskind nous invite avec pragmatisme à repenser plus largement notre rapport au travail rémunéré, et à explorer des pistes différentes de celles du salariat. Une synthèse magistrale sur l’Âge du travail, une analyse éclairante des possibles qui s’ouvrent à nous.

 

L'humiliation du monde du travail
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