Coup 2 Gueule !

 

Je ne supporte pas la position victimaire - étroitement liée à l'idéologie woke - qui se répand de plus en plus dans nos sociétés occidentales (États Unis, puis Europe..)

Une Nation, c'est selon moi, le peuple avant tout. C'est ce qui fait sa force et c'est l'intérêt général qui doit dominer. Pas l’intérêt purement individuel. Or, c'est le culte de l'individu qui semble atteindre son paroxysme aujourd'hui et la victimisation en est un symptôme déplorable, détestable selon moi.

Toutes les minorités s'y mettent et se servent de cette prétendue oppression pour réclamer de nouveaux droits, mais aussi pour se trouver des excuses à leurs échecs. Bien confortable : On m'a refusé un crédit, je n'ai pas réussi mon concours d'entrée à telle école, je n'arrive pas à percer dans la chanson ou le cinéma : C'est parce que je suis homo ou noir.e ou gros.sse, ou venant d'un quartier sensible ou tout simplement Femme ... Pourtant, j'ai au contraire le sentiment que désormais, pour obtenir une aide sociale, une aide à la formation, se faire connaitre en tant qu'artiste, il vaut désormais mieux s'afficher en tant que minorité "oppressée" et bruyante, car cela attire les médias et attendrit une certaine classe "dirigeante" bien-pensante (des médias, de la politiques..) appréciant de se donner bonne conscience à moindre coût (calcul court-termiste...)

 

 

Et cette dictature des minorités fonctionne, puisqu'elles obtiennent aides et subventions que la majorité, plus silencieuse et moins vindicative, n'a pas. 

 

 

Ces professionnels de la victimisation VIVENT de l'idée de racisme, de grossophobie, d'homophobie etc... C'est à dire que c'est bien là leur fond de commerce. Ce sont bien eux qui font vivre toutes ces idées. Matériellement, cela leur apporte des subventions pour leurs associations, un emploi pour eux ou leurs ami.es et socialement, constitue une ressource  pour nourrir leur névrose et se victimiser.

Le statut de victime est aujourd'hui une véritable ressource sociale.

Si ce n’était pas le cas, pourquoi autant de minorités soit disant victimisées, dominées continuent-elles de vivre chez nous, salauds oppresseurs racistes... ? Quelle hypocrisie ! Avant de crier au racisme, il faudrait rouvrir un dictionnaire : Le racisme consiste à juger une personne par rapport à sa couleur de peau ou son origine. A estimer qu'une race serait supérieure à une autre. Honnêtement, qui pense encore comme cela aujourd'hui ?? 

Idem pour l'accusation de fascisme, mot lancé à tout va dés qu'un opprimé se voit opposer la moindre contradiction. Le fascisme, c'est un terme précis qui se rapporte à l'époque de Mussolini seulement !

 

 

Dernière en date : L'académie des Oscars américaine à décrété que pour concourir au festival, il faudra désormais remplir certaines conditions : Un quota de minorités,  d'handicapés, de représentant.e.s LGBT dans les 1er et 2nd rôles. Par ailleurs, la trame du film devra intégrer, d'une manière ou d'une autre, la question des minorités oppressées etc.. Je trouve ça terrifiant !

J'ai réfléchis à la question et j'essaie toujours de me mettre à la place des autres.

Or, sincèrement, si j’étais homo, gros.sse, noir.e ou trans, j'exigerais bien entendu le droit au respect et à la liberté - ce qui est déjà le cas aujourd'hui, il faut arrêter .. -  mais je ne me montrerais pas vindicatif et individualiste comme cela. Ce n'est pas dans mon caractère de prendre plaisir à me victimiser....

Dans son dernier essai, Racée, la juriste, scénariste et écrivain Rachel Khan, d'origine juive polonaise et sénégalaise, rappelle en substance que construire sa vie sur une position victimaire n'est vraiment pas une orientation existentielle valable. Les antiracistes exprimeraient en réalité "une frustration de ce que le mot "race" n'existe plus dans la constitution. Ils auraient aimé pouvoir se raccrocher à cette notion pour accréditer leur thèse". Un nouvel apartheid volontaire en quelque sorte.

C'est vraiment une bonne chose que chacun puisse être confiant et non discriminé dans son identité intime. Mais de cette légitime volonté, nous sommes passés à une revendication permanente et prosélyte (dans le sens où la victimisation serait devenue une sorte de religion)  Or, jusqu'à maintenant, a t-on empêché des Balzac, Yves Saint Laurent (homos) Manu Dibango, Duke Ellington, Barack Obama, Denis Mukwege (noirs) , Françoise Sagan, Fridha Kalo, Audrey Hepburn, Marlène Dietrich (lesbiennes)  de faire carrière parmi la majorité blanche ?  Une personne compétente réussit toujours à se frayer un chemin vers la succès.

Dans les années 60, les étudiants (devenus les fameux "boomers" décriés) défendaient déjà l'anti racisme, l'équité, la liberté ... mais dans une véritable vision universaliste et existentialiste. Les wokistes, eux, enferment les individus dans des cases (race, genre...) selon une vision essentialiste. Quelle contradiction ! C'est tout cela qu'explique Brice Couturier dans son essai OK Millenials !

 

 

En outre, la victimisation est honteusement à géométrie variable, car ses adeptes ne veulent pas "pointer du doigt des minorités déjà discriminées".

Par exemple, les néo-féministes qui dénoncent le patriarcat n'osent rien dire sur le port du voile islamique, qui est pourtant un putain d'exemple de patriarcat. Pas de prise de position non plus contre la  Gestation Pour Autrui, qui chosifie et esclavagise des jeunes femmes de l'Est. On est pourtant dans une forme de prostitution du corps de femmes vulnérables, qui réalisent cet acte absolument pas anodin, uniquement car elles ont besoin d'argent..

Autre exemple : Si un voyou de cité se fait appréhender virilement par la police, cela fait la une des médias de gauche scandalisés. Il peut même avoir le droit à la visite compatissante du Président de la République comme dans l'affaire Théo.

Par contre, si c'est un homme blanc qui se fait tabasser par des "minorités", on francisera vicieusement leurs prénoms dans la presse pour ne pas les stigmatiser (les prénoms ont été modifiés sic) et on leur trouvera des excuses. Avant que la Justice ne leur octroi sa dégoulinante clémence (exemple tristement célèbre de l'agression du jeune Marin, qui tentait de venir en aide à un couple agressé par une racaille)

 

 

Je parle de goût pour la victimisation, car il semble que celle-ci soit source d'une véritable jouissance pour les victimes auto-proclamées. Et derrière ça, ou comme source de la victimisation, il y a évidement le ressentiment. J'invite fortement à découvrir l'essai Ci-git l'amer de la grande psychanalyste Cynthia Fleury sur ce ressentiment. Celle-ci explique bien à quel point les offensés permanents utilisent l'identité victimaire de façon désormais tyrannique : "Dénigrer les autres ne suffit pas au ressentiment. Il faut un pas de plus, celui de la mise en accusation. Celle-ci étant toutefois sans objet réel, elle vire à la délation, à la désinformation. Il faut bien fabriquer le cadavre, vu qu'il n'y a pas eu meurtre"

Tocqueville à dit : "La moindre inégalité blesse l’œil et l'insatiabilité de l'individu, en termes d'égalitarisme, est dévastatrice"   Pour moi, il faut viser l'équité et non l'égalité à tout prix.

 

 

Philippe Val, ancien directeur de la publication de Charlie Hebdo, sous le coup d'une fatwa, qui vit désormais cloitré et sous protection policière permanente : "C'est une étrangeté humaine que tant de gens se battent contre ce qu'ils aiment au nom de ce qu'ils détestent, au lieu de se battre contre ce qu'ils détestent, au nom de ce qu'ils aiment" (Le JDD, 2020)

L'essayiste Tristane Banon (agressée sexuellement par D.Srauss Kahn) dans son livre salvateur La Paix des Sexes, révèle bien ce goût pour la victimisation, dans le cadre du néo-féminisme : "Quand le statut de victime tend à devenir une valeur ajoutée, un anoblissement que certaines veulent acquérir à tout prix comme on cherche à atteindre un statut social, je pense, au contraire, qu’héroïser la victime plutôt que de vouloir la respecter, c’est tuer la guerrière, assassiner la créatrice, valoriser la soumise, poser un interdit sur le fait que la femme soit l’égale de l’homme"

 

 

Assa Traoré (sœur de Adama, délinquant décédé suite à son interpellation) en une du Time Magazine :

La victimisation et le ressentiment érigés en modèles, en combat positif, en statut héroïque...

 

 

A lire, ces essais courageux, qui identifient et dénoncent les dérives de ce goût pour la victimisation. Certains par des auteures femmes et issues de la "diversité" :

 

 

Racée, de Rachel Kahn

 

 

Ci-Gît l'amer, de Cynthia Fleury

 

 

La Révolution racialiste et autres virus idéologiques, de Mathieu Bock-Côté

 

Insoumission Française, de Sonia Mabrouk

 


Dans La Paix des Sexes, Tristane Banon, tente d'expliquer que les néo féministes adoptent une position totalement victimaire, contradictoire et contre productive

 

Les médias encensent à longueur de journée les femmes "fortes et indépendantes". Pourtant celles-ci exigent désormais d'être protégées de la moindre contrariété, la moindre offense un peu sexiste (je ne parle pas d'agression sexuelle bien sûr)

Les hommes témoins d'une remarque sexiste envers une femme devraient immédiatement intervenir pour faire cesser cette offense (Commandements pour rendre la vie des femmes plus supportable, Vice, 2020)

Il faudrait savoir : Sont-elles fortes, ou bien quasiment "en situation de handicap" nécessitant une mise sous tutelle ??

 

 

L’Ère de la victimisation de Michel Messu

 

 

Retour à l'accueil