La conjoncture micro et macro économique était déjà tendue avant 2008. On pourrait même dire que nous sommes en "crise" depuis la fin des trente glorieuses...

Puis, cette crise financière très violente (économiquement et socialement) à déferlé sur la "vieille Europe" en provenance directe des États Unis. Et encore, là bas, la crise des subprimes à plongé des millions d'américains dans la pauvreté, avec trés peu de filets de sécurité. En Europe, les épargnants n'ont pas contractés d'emprunts "toxiques", à taux variables. Heureusement.

Nous avons alors basculé dans un monde incertain, sans visibilité, dans lequel s'accentuent les clivages entre riches et pauvres. Un monde où semble de plus en plus régner l'individualisme, l'entre-soi et le rapport de force.

 

Update 2022 : Malheureusement, La guerre en Ukraine n'a fait qu'accentuer cette crise. Surtout d'un point de vue énergétique : Les coûts de chauffage, de consommation électrique, d'alimentation ont flambé pour les ménages.


Cependant, la crise nous oblige d'autant plus, par la force des choses, à revoir notre façon de vivre, de consommer et cela va plutôt dans le bon sens selon moi. Le citoyen peut désormais associer le bon sens d'antan, avec les possibilités offertes par les nouvelles technologies (internet..) pour consommer autrement.

 

 

Nous pourrions citer, en vrac, la chasse au gaspillage qui devient une nécessité, mais aussi une satisfaction : On recharge ses cartouches d'imprimantes, ses réserves de céréales, on fabrique ses propres cosmétiques, lessives, ...

L'objectif du "zéro déchet" devient presque un jeu au quotidien. Les ménages privilégient de plus en plus les produits d'occasion en tout genre, traquent les promos (cela devient ensuite un automatisme) ou louent des biens qui ne rentraient pas dans cette logique il y a quelques années. Aussi, de nombreux sites internet ont vu le jour et permettent de louer des jouets, un appareil photo haut de gamme juste pour un weekend... 

 

  Zilok

 

Dans le domaine de l'écologie, nous avons désormais des alternatives fiables au tout-pétrole comme source d'énergie. Reste un manque de courage et volonté politique de la part des gouvernements et sans doute un manque d'effort de la part du citoyen. Il faudrait certainement des lois contraignantes pour accélérer le mouvement. Mais surtout, mettre le paquet sur l'éducation des jeunes,  pour modifier les comportements de demain. Le covoiturage par exemple, est totalement rentré dans les mœurs. Son organisation (mise en relation des conducteurs...) a été grandement facilité par Internet et le web 2.0.

 

covoiturage1

 

On veut aussi consommer "vrai" et s'affranchir des circuits traditionnels de la grande distribution jugés impersonnels, non qualitatifs et injustes pour les petits producteurs. D'où le succès des produits bio, commerce équitable ou achetés en circuit court, directement aux producteurs. C'est un des combats de Pierre Rahbi et de son réseau collectif Colibri, qui consiste à organiser un réseau d'entraide, d'échanges, de bonnes idées pour vivre mieux tout en respectant son environnement.

 

En substance, nous pouvons dire qu'il y a un retour à un certain bon sens dans la façon de consommer et c'est tant mieux. Car si l'on sort un jour de cette mauvaise passe, les bonnes habitudes auront sans doute suffisamment imprégné les consciences des citoyens pour que l'on ne revienne plus aux mauvais comportements, du moins je l’espère.

 

Retour à l'accueil